Projet Minéral
Évaluer la valorisation organique des déchets d’emballages ménagers
La réussite de la filière biodéchets repose à la fois sur une meilleure captation des flux organiques et sur la maîtrise de leur qualité. Les emballages certifiés compostables selon la norme en vigueur apparaissent comme un outil complémentaire pour faciliter la collecte des biodéchets et limiter la présence d'indésirables plastiques dans les flux organiques. En 2022, ce projet a été initié pour décrypter les enjeux clés liés à la fin de vie des emballages alimentaires compostables : recyclage organique, biodégradation, devenir dans le sol et impacts environnementaux.

Découvrir les travaux de recherche
Une expérimentation menée en 2022 sur une plateforme industrielle de compostage en France a évalué la biodégradation d’emballages certifiés compostables mélangés aux biodéchets. L’objectif était d’analyser la performance réelle de ces emballages dans les filières de traitement des biodéchets et de suivre leur devenir au cours du processus de compostage. Les résultats montrent que ces emballages peuvent être traités conjointement avec les biodéchets sans perturber le fonctionnement des installations. Le compost obtenu présente une qualité conforme aux exigences réglementaires.
Évaluation de la performance de biodégradation des emballages certifiés compostables en conditions réelles de compostage industriel
Étude du devenir des fragments de plastiques compostables dans les sols agricoles
Une des principales interrogations soulevées par les déchets d’ emballages alimentaires compostables concerne la formation potentielle de microplastiques lors de leur traitement et le devenir des éventuels résidus après retour au sol. Afin d'évaluer ce risque, une approche méthodologique innovante a été développée pour détecter et quantifier ces particules dans les composts industriels, puis suivre leur biodégradation dans les sols. Les résultats montrent que les emballages testés se biodégradent presque totalement en compostage industriel. Même lorsque de petits fragments résiduels subsistent après traitement, ceux-ci continuent à se biodégrader progressivement dans les sols sous l’action des micro-organismes. Après deux ans, plus de 90 % du carbone contenu dans ces résidus avait été minéralisé, conformément aux exigences de la norme NF EN 17033 relative à la biodégradation dans le sol.
